jeudi 6 janvier 2011

Alliance Judéo - Chrétienne pour Israël

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Membres de l’Alliance judéo-chrétienne pour Israël (AJCI)

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Pour vous proposer comme éventuel membre de l’AJCI ( une émanation de http://drzz.fr/ ), adressez votre demande, avec votre nom et votre prénom, votre métier (ou ex-métier si vous êtes retraité), votre ville et votre pays de résidence à :

Michel Garroté

mgarrote56@gmail.com .

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L’AJCI est une alliance laïque qui rassemble celles et ceux qui se reconnaissent dans la société libre de culture judéo-chrétienne et qui sont des amis d’Israël. Le blog de l’AJCI :

http://alljci.blogspot.com/ .

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A ce jour, nos divers membres résident dans les pays suivants : Afrique du Sud, Belgique, Canada, Chine, France, Israël, Niger, Saint Martin, Suisse, Turquie et USA.

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Liste actualisée sur http://alljci.blogspot.com/ le 6 janvier 2011.

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Michel Garroté

Rédacteur en chef du blog http://drzz.fr/

Rédacteur responsable du blog http://monde-info.blogspot.com/

Genève

Suisse

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Jean-Patrick Grumberg

Directeur du blog http://drzz.fr/

Dir. Com. Chambre de Commerce et d’Industrie Israël-France

Tel Aviv

Israël

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Monique Laude

Préretraite

Valence

France

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Dr Roger Bensadoun, ancien praticien hospitalo-universitaire, Docteur en sciences, Colonel (H) dans le Service de santé de l’armée de l’Air. Auditeur de la 35ème session de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), membre du comité de rédaction de la Revue « Défense » (Ecole militaire), auteur, entre autres, de « Les Juifs de la République en Algérie et au Maroc » (183 pages, Editions Publisud, 2003).

Boulogne

France

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Jean Richard Mansencal

Limoges

France

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Yigal Maurice Assouline

Retraité

Paris

France

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Philippe S. Robert

Retraité et chroniqueur libéral d'opinion

Château-Thierry

France

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Georges Brandstatter

Artiste –peintre

Tel-Aviv

Israël

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Docteur Éric Le Ray Ph.D.

Fondateur de la société EPC@Partners.inc

Animateur radio à Radio Shalom Montréal

Chercheur et consultant

Montréal

Canada

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Pascale Cecco

Professeur

Caen

France

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Thierry Couvret

Administrateur

Ploemeur

France

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Guy Joseph Sebag

Avocat

Paris

France

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Jean Lachkar

Retraité

Netanya

Israël

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Rachel Franco

Avocate

Tel-Aviv

Israël

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Jean-Louis Musset

Infirmier

Avignon

France

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Corona Anna Sultana Cohen

Juriste

Sauve

France

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Laura ELMAN-MARBOUTY

Secrétaire de l'Amitié Judéo-Chrétienne de Limoges

Aureil

France

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Sylvia Rottenberg

Mère de famille

Braine-l’Alleud

Belgique

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Igal Azuelos

Directeur de sociétés

Bruxelles

Belgique

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Noëlle Pineau

Administratrice

Californie

USA

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Jonathan-Simon Sellem

Journaliste

Yafo

Israël

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Gilbert Brami

Philologue

PARIS

France

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Pasteur E. VILLA

La maison de Jérusalem

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Odile Barrin

Infirmière

Cahors

France

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Michel Ciardi

Psychothérapeute

Paris

France

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Patricia Maurer

Assistante dentaire à l'Ecole Dentaire de l'Université

Gaillard

France

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Jean-Michel Ronsse

Architecte-économiste

Bevaix

Suisse

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Daniel Siran

Consultant en technologies de l’information

Rennes

France

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Jean Claude Kelly

Alliance France Israël de Basse Normandie

Caen

France

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Claude Liron

Amitiés Judéo-chrétiennes de Troyes

France-Israël Dijon

Saint Loup sur Aujon

France

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Cédric Lesluyes

Professeur

Antibes

France

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Karol Berkowicz

Retraité

Paris

France

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Alain Dousset

Médecin

Roubaix

France

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Nathalie Gentet

Femme au foyer

Nantes

France

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Barak Nesher

Niger

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Edyann Soriano

Côte d'Azur

France

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Dan Lévy

Etudiant

Bruxelles

Belgique

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André Moisan

Ingénieur retraité

Tel Aviv

Israël

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Julien Arahmi

Nice

France

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Gabriel Lévy

Docteur en Médecine et en Pharmacie

La Penne sur Huveaune

France

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Herve Leconte

Californie

USA

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Sylvie Barenfeld

Directrice commerciale

Paris

France

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Charles Meyer

Avocat

Paris

France

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Danièle ADRIEN

Cogérante d'une agence événementielle

LA MOTTE DE GALAURE

France

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Jean-Claude ARCHIPRETRE

Retraité

NICE

France

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Marcel BENZAZON

Prestataire en informatique

Seine Saint Denis

France

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Fernand Cortes

Courtier en assurances

Valence d’Agen

France

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Jacques COHEN

Retraité

COLOMIERS

FRANCE

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Maria Alice Cantale

Secrétaire

Genève

Suisse

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Annie Berdah

Retraitée

Montrouge

France

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Simon Cohen

Retraité

Paris

France

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Margaux Maisondieu

Etudiante

Saumur

France

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Ariella Rouah

Architecte d'intérieur

Jérusalem

Israël

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Pascal FIRRINCIELI

Corps diplomatique

Pékin

CHINE

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Jean- Claude BUSIDAN

Education Nationale

CARPENTRAS

France

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Esther L'Huillier

Retraitée

Saint-Laurent-du-Var

France

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MAURICE DAUMAS

Consultant en développement immobilier

Aix en Provence

France

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Jean François BROGGIO

Consultant en économie de l'environnement

Paris

France

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Brigitte TOLEDANO

Responsable Ressources Humaines

Saint Mandé

France

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Dolorès Villalba-Gomez

Montpellier

France

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René-Marc et Marie Claude Lemoine

Volontaires de l'Association Sar-El à Tel-Aviv

Donzenac

France

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Jacques Smadja

Chef d'entreprise

Marigot

Saint Martin

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Claude GRIVEGNEE

Fonctionnaire

Liège

Belgique

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Charles Ohana

Retraité

Paris

France

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Jacques Birene

Cape Town

South Africa

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MARYVONNE GHYS

FEMME AU FOYER

CHAUX DE FONDS

SUISSE

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Denise Franks-Lhermann

Professeur d'histoire - géographie

Petah Tikva

Israël

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Joaquim Boavida Torrado

Indépendant

Leuven

Belgique

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Jean-Charles Chebat

Ph.D.

Chevalier de l'Ordre National du Québec

Professeur titulaire

Chaire de recherche ECSC

HEC Montréal

Montréal

Canada

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Richard Bastien

Vice-président

Justin Press (maison d'édition)

Ottawa

Canada

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Barry Babin

Professor

Louisiana

USA

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Claude Dubois

Retraité

Saint Nom la Bretèche

France

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Claire Duprat

Retraitée

Saint Sever

France

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Claire Haffner

Religieuse

Cordes

France

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Madeleine Bigot

Ranton

France

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Charles Dalger

Chroniqueur pour Camp National Juif francophone

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Henri Orquera

Ingénieur

La Seyne sur Mer

France

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Daniele LOPEZ

Secrétaire

Besse sur Issole

France

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Walter Pfannschmidt

Professeur

Malines

Belgique

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Yves-Marie SÉNAMAUD

Technicien agricole

Saint-Théodore-d'Acton

Canada

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Jacques COUTELA

Police nationale

Cruzy le Châtel

France

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Chantal Bosser

Professeur de lettres

Ciboure

France

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Gérard MARX

Président de l'APIV

Paris

France

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Simone CASABON

Médecin

Le Taillan-Médoc

France

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Anne France CASABON

Artiste peintre

Le Taillan-Médoc

France

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Jean-François Bonnin

Bibliothécaire

Limas

France

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Marc SÉGARD

Responsable de ventes export

LA MOTTE DE GALAURE

France

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Sylvie Barenfeld

dir.ciale

Vincennes

France

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Raphael DELPARD

Editeur

France

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Suzanne Tov-El Suzanne

Professeur

Jerusalem

Israël

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Kathie Kriegel

Comédienne

France

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Kemal Sami Kaneti

Istanbul

Turquie

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Patrick Fischer

Mathématicien

Bordeaux

France

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Frank BANNER

Ingénieur aéronautique

THIAIS

France

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mercredi 22 décembre 2010

Venez au secours des Chrétiens d’Orient !

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Du 8 décembre 2010 au 8 janvier 2011, l’Aide à l’Eglise en Détresse donne son soutien on-line à des chrétiens au Moyen Orient, soutien intitulé « cadeaux de Noël messagers ». L’Aide à l’Eglise en Détresse propose, aux internautes, de devenir, des messagers de paix en ce temps de Noël, auprès de leur entourage ; et auprès des chrétiens du Moyen Orient, sur le site www.aed-france.org/cadeaux-messagers.

 
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Les internautes peuvent faire trois cadeaux de Noël messagers :

- Faire un don pour soutenir les séminaristes d’Irak, dont la communauté chrétienne a plus que jamais besoin, pour trouver le courage de rester au Moyen Orient.

Faire dire une messe pour un proche, célébrée par un prêtre du Moyen-Orient ; une manière de dire à votre entourage que vous le portez dans une messe célébrée par un prêtre du Moyen Orient et de sensibiliser ce même entourage à la détresse des prêtres du Moyen Orient.

Envoyer un message de paix. Poster votre message de paix qui s’inscrira dans le ciel virtuel du site « cadeaux de Noël messagers » à l’intention des chrétiens persécutés au Moyen Orient. L’Aide à l’Eglise en Détresse acheminera ces messages à Monseigneur Casmoussa, Archevêque syrien-catholique de Mossoul (Irak), qui les transmettra aux séminaristes de Quaraqosh (Irak).

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Votre cadeau de Noël, sous forme de don ou d’offrande de messe, pourra être concrétisé, par l’envoi, sans surcoût, d’une carte-cadeau, qui arrivera au pied du sapin, ou, directement dans la boîte aux lettres de la personne de votre choix. L’Aide à l’Eglise en Détresse vous invite par ailleurs à vous mobiliser en mettant les bannières qui sont à votre disposition sur le site dans la rubrique « Messagers blogueurs ». Postez votre message de paix sur votre blog ou votre page Facebook.

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Michel Garroté

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lundi 8 novembre 2010

Pourquoi je défends Benoît XVI et pourquoi j’aime l’Eglise – Par Michel Garroté

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Pourquoi je défends Benoît XVI et pourquoi j’aime l’Eglise

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Michel Garroté

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Lundi 8 novembre 2010 – 1 Kislev 5771

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Tout récemment, à la cathédrale de Santiago de Compostela (Saint-Jacques de Compostelle), puis à la - désormais - basilique de la Sagrada Familia (Sainte Famille) de Barcelone, Benoît XVI, s’adressant à des catholiques à Compostelle, a notamment déclaré (extraits) : « La beauté (de l’architecture sacrée) est la grande nécessité de l'homme. (…) Il est tragique qu'en Europe, surtout au 19e siècle, se soit affirmée et ait été défendue la conviction que Dieu est le rival de l'homme et l'ennemi de sa liberté. (…) Il est nécessaire que Dieu recommence à résonner joyeusement sous le ciel de l'Europe. (…) Avoir soin de Dieu et avoir soin de l'homme : voilà ce que l'Église désire apporter à l'Europe ».

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En réalité - et cela c’est moi qui l’ajoute - l’Europe vit dans le mensonge. L’Europe fait la part belle aux milieux islamiques, à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI). L’Europe a peur du terrorisme musulman. L’Europe a peur de perdre le pétrole arabe. L’Europe a peur de ses propres banlieues. Et un jour, l’Europe paiera ses propres peurs très cher.

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Pour revenir au pape, en évoquant tout récemment Antonio Gaudi, architecte chrétien, concepteur de la basilique de la Sagrada Familia, Benoît XVI, s’adressant cette fois à des catholiques à Barcelone, a insisté sur l’importance de la réconciliation entre la raison et la foi : « Il (Gaudi) réalisa ce qui est aujourd'hui une des tâches les plus importantes : dépasser la scission entre conscience humaine et conscience chrétienne, entre existence dans ce monde temporel et ouverture à la vie éternelle, entre la beauté des choses et Dieu qui est la Beauté. (…) La consécration de cette église de la Sagrada Familia (faite basilique par Benoît XVI), à une époque où l'homme prétend édifier sa vie en tournant le dos à Dieu, comme s'il n'avait plus rien à lui dire, est un événement de grande signification. Par son œuvre, Gaudi nous montre que Dieu est la vraie mesure de l'homme, que le secret de la véritable originalité consiste, comme il le disait, à revenir à l'origine qui est Dieu », a conclu Benoît XVI.

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A cet égard, j’aimerais rappeler ici que l’anthropologie chrétienne (c’est à dire, la philosophie chrétienne et la théologie catholique combinées dans l’étude de la personne humaine), cette anthropologie est essentiellement forgée par celles et ceux que l'Eglise appelle les saintes et les saints. Avec, par exemple, saint Jean évangéliste, saint Bernard, sainte Catherine de Sienne et saint Thomas d'Aquin, les catholiques ont toute la littérature catholique nécessaire pour s'apercevoir que primo, le christianisme est issu du judaïsme ; et secundo, que contrairement au judaïsme et au christianisme, tous deux issus de la bible, l'islam, lui, dès sa naissance au 7e siècle, n'est issu que de Mahomet et du coran.

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Or, même un athée et un agnostique sont en mesure de constater que Mahomet et le coran n'arrivent pas à la cheville de la bible, à la cheville des prophètes d'Israël, à la cheville de David et ses psaumes, à la cheville des écrits de saint Jean évangéliste, de saint Bernard, de sainte Catherine de Sienne et de saint Thomas d'Aquin. En fait, que l'on soit croyant ou pas, l'intelligence suffit pour constater que le coran est une livre assez dérisoire en comparaison de la bible et en comparaison des écrits des saintes et des saints.

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Il est vrai qu'une partie du clergé catholique, notamment en France et au Moyen Orient, semble avoir un degré de culture, de connaissance, de foi et d'intelligence, degré soit très limité, degré soit très infesté par le désir de plaire - à n’importe quel prix - à tous les musulmans.

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Pour ce qui concerne Benoît XVI, il me faudrait un long article pour tenter d'expliquer, même brièvement, sa pensée et sa position. Je crois que sur le fond, Benoît XVI est conscient du désastre annoncé, qui se prépare, avec l'idéologie islamiste. Cela mis à part, en dehors de ses écrits strictement théologiques et philosophiques, ce que le Pape dit et lit, est, souvent, écrit, par d'autres que lui, par d’autres membres de la Curie romaine. Car le pape est sollicité 10 fois par jour, 7 jours sur 7, pour recevoir quelqu'un et lui adresser quelques mots.

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En résumé , il faut distinguer le dogmatique et le pastoral. Par exemple, le Concile Vatican II était pastoral et non dogmatique. Détail intéressant : le plus important texte dogmatique catholique, c'est le "Credo", le "Je crois en Dieu". Or, ce Credo ne dit rien qui ne sorte du catholicisme. Ce que je veux dire par-là, c'est que les propos judéophobes et islamophiles ne tiennent pas la route au plan philosophique. Car le "Credo" ne demande ni de repousser les Juifs, ni d'embrasser les mahométans. En fait, d'un point de vue philosophique catholique, le peuple juif a participé et participera jusqu'à la fin des temps au plan divin. Les saintes et les saints l'ont dit et écrit. Ceux qui disent le contraire, ceux qui sont judéophobes et islamophiles sont tout simplement des idiots.

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Toujours à propos de Benoît XVI, pour faire court, voici ce que je sais (ou crois savoir) et qu'en outre mon "flair" (ou ce qu'il en reste) me permet d'écrire : 1- Benoît XVI s'est fixé comme priorité l'unité. On peut aimer ou pas. Mais il a choisi l'unité. Avec qui ? Avec tous les catholiques (là il a du boulot). Avec les grecs orthodoxes (ce n'est pas gagné). Avec les anglicans (ce n'est pas gagné non plus). Avec cela, il est vrai que l'amitié envers les Juifs, passe non pas avant, mais après l’unité que je viens d'expliciter. 2- L'amitié avec les Juifs, en théorie, c'est gentil comme tout. En pratique, il y a encore un sacré bout de chemin à faire et sur ce blog, ce chemin je l’ai fait et je le poursuivrai. Il y a dans l'Eglise des courants de gauche antisionistes et des courants d'extrême-droite antisémites. Et au milieu de tout ça, il y a Benoît XVI.

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Je sais - par mes sources - qu'actuellement, au Vatican, ou plutôt au sein de son personnel, c'est un peu le panier de crabes, avec les « pro-ceci » et les « anti-cela ».

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Et ce n’est pas parce que son personnel est parfois déficient que je vais cesser d’aimer l’Eglise.

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Je suppose ou j'imagine que Benoît XVI essaye de se concentrer sur la priorité mentionnée dans mon point N°1, à savoir l’unité entre les chrétiens. Je ne sais pas comment Benoît XVI, qui n'est plus tout jeune et qui n'a jamais imaginé qu'un jour, le pauvre, il serait pape (il voulait se retirer chez son frère dans sa terre natale, la Bavière), je ne sais pas comment Benoît XVI, écrivais-je, arrive à tenir le coup, jour après jour, quand son entourage ne cesse de lui dire "il faudrait faire comme ci" ou "il faudrait faire comme ça" ; "il faudrait faire un pas vers les musulmans" ; "il faudrait faire un pas vers les palestiniens" ; "il faudrait faire un pas vers les martiens" et gnagnagna.

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En ce qui me concerne, j’ai toujours souhaité - et je souhaite encore - élargir le travail des idées, dans le cadre d’une anthropologie judéo-chrétienne de la société libre. De la société libre, par opposition aux sociétés totalitaires et autoritaires, que celles-ci soient fascistes, national-socialistes, communistes ou islamistes.

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Dans ce cadre anthropologique judéo-chrétien, je me souviens, par exemple, que dès son arrivée, lundi 11 mai 2009, à l’aéroport Ben Gourion, près de la ville israélienne de Tel Aviv, Benoît XVI, avait aussitôt déclaré, au pied de l’avion, sur le tarmac : « Le peuple juif a tragiquement fait l’expérience des terribles conséquences d’idéologies qui nient la dignité fondamentale de toute personne humaine. Il est juste et opportun que, pendant mon séjour en Israël, je puisse avoir la possibilité d’honorer la mémoire des six millions de Juifs victimes de la Shoah et de prier pour que l’humanité ne soit plus jamais témoin d’un crime d’une telle ampleur. Malheureusement, l’antisémitisme continue de relever la tête en beaucoup d’endroits de notre monde. Ceci est totalement inacceptable. Tous les efforts doivent être faits pour combattre l’antisémitisme où qu’il se manifeste ».

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Voilà ce que Benoît XVI avait déclaré le 11 mai 2009, à peine arrivé à l’aéroport Ben Gourion. Mais nos médias - évidemment - n'avaient pas relayé cela tel que Benoît XVI l’avait déclaré. En revanche, nos médias s’étaient acharnés contre d’autres propos (certes différents, et, même, pour certains d’entre eux, inopportuns) tenus par Benoît XVI lors de son séjour en Israël en mai 2009.

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Mais l’essentiel, pour les catholiques, devrait - normalement - se situer ailleurs. L’essentiel, pour les catholiques, devrait - normalement - se situer, d’une part, dans l’origine, et d’autre part, dans l’eschatologie, dans le sort ultime de la personne humaine et dans le sort ultime de l’Univers. Concernant l’origine, Saint Bernard, parlant des chrétiens par rapport au judaïsme, a écrit que « les branches (les chrétiens) ne doivent pas être ingrates envers la racine (le judaïsme), les branches ne disputeront pas à la racine la sève qu’elles tiennent d’elle ». Concrètement, l’Eglise reconnaît le lien qui relie les catholiques au judaïsme. Avec Saint Bernard, l’Eglise demande même aux catholiques, je cite Saint Bernard, de ne pas êtres ingrats envers les Juifs et de se souvenir que c’est du judaïsme que les chrétiens tiennent la sève de leur foi.

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L’Eglise catholique a reconnu et reconnaît encore, par des textes écrits, que les prémices de la foi catholique se trouvent dans les patriarches, dans Moïse et dans les prophètes. Saint Jean évangéliste a écrit que « le salut vient des Juifs ». C’est, du reste, la raison pour laquelle, je crois fermement, concernant l’eschatologie, concernant le sort ultime de la personne humaine et de l’Univers, que Dieu aura un seul peuple, Israël et les chrétiens issus des Nations. Dieu jugera le monde et l’Eglise de la même manière que le monde et l’Eglise auront jugé Israël. Et il ne nous appartient pas de juger, par nous-mêmes, sous quelle forme anthropologique, Dieu aura un seul peuple, Israël et les chrétiens issus des Nations, dans les temps eschatologiques.

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Mais laissons les temps eschatologiques et revenons au temps présent. Le monde va mal. Il a besoin d’unité. Si quelqu’un veut faire du prosélytisme et de l’évangélisation, je l’invite, avant toute autre forme d’évangélisation, à prier et à exercer son métier. Car depuis qu’il est pape, Ratzinger a rappelé, à de nombreuses reprises, que l’évangélisation se fait d’abord par le travail et la prière ; et non pas d’abord par l’usage de la parole ou par l’écriture (à moins d’être journaliste, essayiste ou écrivain, n’est-ce pas…). Les grands discours (je fais allusion aux bavards professionnels et non pas allusion à Benoît XVI, mais cela, je suppose que presque tout le monde l’avait compris…), les grands discours, écrivais-je, cela ne marche qu’un certain temps. Après, les gens se lassent et repartent déçus.

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Et si nous voulons de l’œcuménisme, je propose de l’intensifier avec les Juifs. Plutôt que de nous planter avec les musulmans dans de creux bavardages que les musulmans eux-mêmes qualifient de creux bavardages. Actuellement, l’islam n’est pas disposé au dialogue alliant foi et raison. L’islam actuel s’avère même totalement incapable d’allier foi et raison. La réaction hystérique aux propos – pourtant purement historiques – de Benoît XVI à l’université de Ratisbonne en a témoigné. Du reste, Benoît XVI avait réitéré, en Jordanie, en 2009, son invitation aux musulmans, invitation à combiner foi et raison. Sur ce point, le discours en Jordanie de 2009 n’a pas différé du discours de Ratisbonne et n’a pas différé non plus du discours au Collège des Bernardins.

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Cela m’est égal qu’il y ait plus d’un milliard de musulmans et seulement quelques millions de Juifs sur terre. Ce n’est pas un motif suffisant pour privilégier le dialogue avec l’islam au détriment du dialogue avec le judaïsme. Dans le moyen et le long terme, c’est l’amitié judéo-chrétienne qui fera rempart aux islamistes radicaux, au Hamas, au Hezbollah, au Fatah, à Al-Qaïda, à Ahmadinejad, aux talibans. Ménager l’islamisme radical, c’est un calcul à court terme. Un calcul qui ne nous créera que des ennuis. Du reste, pour le dialogue avec les musulmans, je note qu’à ce stade, l’Union Européenne ne dialogue pas avec les intellectuels musulmans réformateurs (ils sont pourtant des centaines et ils attendent toujours notre ouverture au dialogue…). Pour l’instant, l’Union Européenne préfère dialoguer avec l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et avec la Ligue Arabe.

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Quant à l’anti-sionisme (que j’ai abondamment pratiqué dans ma jeunesse…), y compris l’anti-sionisme catholique français (je ne pouvais l’éluder dans le présent article intitulé « Pourquoi je défends Benoît XVI et pourquoi j’aime l’Eglise »), il est une idéologie haineuse qui se drape dans la soi-disant défense des droits de l’homme. Si la France n’est plus antisémite pourquoi ne le prouve-t-elle pas dans ses actes ? C’est facile de faire mémoire de la Shoah tout en refusant aux Juifs une terre, un peu plus conséquente, que la ridicule portion de territoire dont ils disposent actuellement (primo, la ville israélienne de Netanya sur la Méditerranée est à seulement 12 km de la ville arabe de Tulkarem, donc à portée de roquettes, obus et missiles du Fatah ; secundo, la Palestine historique, comme en témoignent les documents ad-hoc, englobe la Jordanie ; tertio, les premiers plans de partage donnaient aux Juifs tout Israël y compris la Judée et la Samarie).

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A cet égard, je rappelle, encore une fois, ici, qu’Israël s’est retiré du Sinaï. Qu’Israël s’est retiré du Sud-Liban. Qu’Israël s’est retiré de la Bande de Gaza. Résultat : le Sinaï est un lieu de transit pour les armes qui finissent à Gaza. La Bande de Gaza est une république islamique : le Hamastan. Le Liban, ou plutôt le Hezbollistan, est une enclave iranienne dominée par la légion étrangère et mercenaire du Hezbollah. La Judée et la Samarie sont dominées par les milices armées claniques et familiales, par les milices armées du Hamas et par les milices armées du Fatah. L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en Judée et en Samarie – concrètement sur le terrain – en terme d’autorité, c’est du pipeau mafieux.

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Pour conclure, je note que lorsque nous osons simplement défendre la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne, la gauche, l’extrême gauche, l’extrême-droite et les islamistes nous accusent de prôner la supériorité de la civilisation occidentale (personnellement j’ai toujours écrit « société libre et laïque de culture judéo-chrétienne » ; et non pas « civilisation occidentale »). Ce terrorisme intellectuel, à notre encontre, de la part de la gauche, de l’extrême gauche, de l’extrême-droite et des islamistes reste pour moi assez hallucinant. Nous défendons la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne. Et nos adversaires parlent de la supériorité de notre civilisation. Ne savent-ils donc pas nous lire correctement ? Ou ont-ils seulement un complexe d’infériorité, accompagné d’une haine de soi au service d’une culture de mort ?

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mardi 26 octobre 2010

« Synode ‘pour’ ou ‘contre’ le Moyen Orient ? » Par Michel Garroté

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Le vendredi 22 octobre 2010, au cours de la quatorzième Congrégation générale, les Pères synodaux de l’Eglise catholique, réunis au Vatican, ont approuvé le « Message final » de l'Assemblée spéciale « pour » le Moyen Orient du Synode des évêques.
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Ce « Message final », en voici quatre extraits (commentés par mes soins entre parenthèses). Premier extrait : « Le Concile Vatican II a publié le document Nostra Aetate, concernant le dialogue avec les religions, avec le judaïsme, l'islam et les autres religions. Il y a d'autre part un dialogue continu entre l'Eglise et des représentants du judaïsme. Nous espérons que ce dialogue puisse nous conduire à agir auprès des responsables pour mettre fin au conflit politique qui ne cesse de nous séparer et de perturber la vie de nos pays » (Note de Michel Garroté : il y a donc un « conflit politique qui ne cesse de nous séparer et de perturber la vie de nos pays », racontent les ecclésiastiques orientaux dans le chapitre du « Message final », chapitre consacré aux Juifs ; j’ignorais que c’est aux Juifs de mettre fin au « conflit politique qui ne cesse » de séparer les ecclésiastiques orientaux des Juifs ; « conflit qui ne cesse de perturber la vie » dans les pays où vivent ses mêmes ecclésiastiques orientaux ; les Juifs seraient donc, selon ces ecclésiastiques orientaux, coupables du « conflit qui ne cesse de perturber la vie » dans les pays où vivent ses mêmes ecclésiastiques orientaux ; c’est en tous les cas que ce l’on peut lire dans le chapitre du « Message final » consacré aux Juifs).
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Deuxième extrait : « Il n'est pas permis de recourir à des positions bibliques et théologiques pour en faire un instrument pour justifier les injustices. Au contraire le recours à la religion doit porter toute personne à voir le visage de Dieu dans l'autre, et le traiter selon les attributs de Dieu et selon ses commandements » (Note de Michel Garroté : ce paragraphe, à lui seul, constitue peut-être la partie la plus hallucinante du « Message final » de l'Assemblée spéciale « pour » le Moyen Orient du Synode des évêques ; en effet, ce paragraphe s’adresse aux Juifs ; or, si l’Eglise catholique mettait ce paragraphe en pratique, ce ne seraient plus les « positions bibliques et théologiques » juives et chrétiennes qui éclaireraient les Juifs d’Orient et les Chrétiens d’Orient sur la façon de « voir le visage de Dieu dans l'autre, et le traiter selon les attributs de Dieu et selon ses commandements » ; mais si ce ne sont plus les « positions bibliques et théologiques » juives et chrétiennes qui éclaireraient les Juifs d’Orient et les Chrétiens d’Orient, la seule « position » qui leur reste, c’est la « position » coranique. Est-ce bien là le point de vue du Saint-Siège en matière de « positions bibliques et théologiques » ? Ou a-ton simplement à faire à une contre-église islamo-compatibe inventée par des ecclésiastiques orientaux désorientés ?).
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Troisième extrait : « Les citoyens des pays du Moyen-Orient interpellent la communauté internationale, en particulier l'ONU, pour qu'elle travaille sincèrement à une solution de paix juste et définitive dans la région, et cela par l'application des résolutions du Conseil de sécurité et la prise des mesures juridiques nécessaires pour mettre fin à l'occupation des différents territoires arabes. Le peuple palestinien pourra ainsi avoir une patrie indépendante et souveraine et y vivre dans la dignité et la stabilité » (Note de Michel Garroté : décidément, le « Message final » de l'Assemblée spéciale « pour » le Moyen Orient du Synode des évêques est un message à la fois final et spécial ; on peut même se demander s’il a été rédigé par le Synode des évêques ; ou s’il a été rédigé par la Conférence de l’Organisation Islamique, l’OCI. La formule « communauté internationale » n’existe pas dans les « positions bibliques et théologiques » de l’Eglise catholique. Les ecclésiastiques orientaux, qui veulent abolir les « positions bibliques et théologiques » qui doivent éclairer les Juifs d’Orient et les Chrétiens d’Orient sur la façon de voir le visage de Dieu dans l'autre, et le traiter selon les attributs de Dieu et selon ses commandements, ces mêmes ecclésiastiques orientaux veulent-ils maintenant imposer le concept de « communauté internationale » tel que le développe la Conférence de l’Organisation Islamique ? Les ecclésiastiques orientaux veulent-ils que le Saint-Siège applique les résolutions du Conseil de sécurité ? Auquel cas le Saint-Siège devra, à l’avenir, appliquer absolument toutes les résolutions du Conseil de sécurité, et pas seulement celles qui concernent Israël. Et puis, les ecclésiastiques orientaux veulent-ils que le Saint-Siège mette fin à « l'occupation des différents territoires arabes » ? Mais alors, tous les « territoires arabes », initialement peuplés de Juifs « Arabes » d’Orient et de Chrétiens « Arabes » d’Orient, devront être libérés. Libérés de toute occupation musulmane ; occupation venue de la péninsule arabique, à partir du VIIe siècle, envahir la Syrie, le Liban, Israël, etc. Et puis de quoi parle-t-on à la fin ? Des Arabes ou des musulmans ? Enfin, à lire le fameux « Message final », le peuple palestinien pourra « avoir une patrie indépendante et souveraine » lorsque des « mesures juridiques » auront mis fin à « l'occupation des différents territoires arabes ». Primo, je me demande sur quelle vérité historique et sur quelle vérité géographique doivent se baser ces « mesures juridiques ». Secundo, je me demande sur quelle vérité historique et sur quelle vérité géographique doit se baser le concept de « l'occupation des différents territoires arabes ». Et tertio, je me demande sur quelle vérité historique et sur quelle vérité géographique se base l’allégation selon laquelle les palestiniens auraient le sentiment d’avoir, en Judée et en Samarie, « une patrie indépendante et souveraine », alors qu’à l’origine, la seule « patrie indépendante et souveraine » des palestiniens, au sens juridique, historique et géographique, c’est la Jordanie. Nos braves ecclésiastiques orientaux voudraient abolir nos « positions bibliques et théologiques » ; et en plus nos braves ecclésiastiques orientaux voudraient abolir les vérités historiques et les vérités géographiques. Mais alors, si nous les écoutions, que nous resterait-il ?).
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Quatrième et dernier extrait : « L'Etat d'Israël pourra jouir de la paix et de la sécurité au-dedans des frontières internationalement reconnues. La ville sainte de Jérusalem pourra obtenir le statut juste qui respectera son caractère particulier, sa sainteté et son patrimoine religieux, pour chacune des trois religions juive, chrétienne et musulmane. Nous espérons que la solution des deux Etats - le Synode écrit « états »… - devienne une réalité et ne reste pas un simple rêve » (Note de Michel Garroté : ainsi donc, nos braves pères synodaux concluent, en feu d’artifice, avec ces deux bouts de phrases : « L'Etat d'Israël pourra jouir de la paix et de la sécurité ». Et : « La ville sainte de Jérusalem pourra obtenir le statut juste qui respectera son caractère particulier ». J’en suis ému aux larmes. Lorsque l’Eglise catholique et Israël feront absolument tout ce que leurs demandent l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation de la Conférence Islamique, la Ligue Arabe, les ONG, le Fatah, le Hamas, le Hezbollah, les dictatures musulmanes aussi bien laïques que théocratiques, alors, et alors seulement, « l'Etat d'Israël pourra jouir de la paix et de la sécurité » et « La ville sainte de Jérusalem pourra obtenir le statut juste qui respectera son caractère particulier ». Franchement, vous-y croyez, vous ?).
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Fin des quatre extraits (commentés par mes soins entre parenthèses) du « Message final » de l'Assemblée spéciale « pour » le Moyen Orient du Synode des évêques.
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Bien. Pour ce qui me concerne, je note qu’un évêque libanais de rite syriaque, Mgr Raboula Antoine Beylouni, a tout de même eu le courage de rappeler, en marge du Synode, que le Coran « ordonne d'imposer la religion par la force, par l'épée », que « le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu'il pense et croit », que « le Coran donne au musulman le droit de juger les chrétiens et de les tuer par la djihad ».
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Mgr Raboula Antoine Beylouni a également eu le courage de rappeler que « les musulmans ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni pour eux ni pour les autres », que le musulman aborde le « dialogue avec cette supériorité et avec l'assurance d'être victorieux », que discuter « sur les dogmes » entre chrétiens et musulmans s'avère impossible et qu'il convient de choisir, pour le dialogue, des « thèmes abordables » ainsi que des « interlocuteurs chrétiens capables et bien formés, courageux et pieux, sages et prudents » (Fin des extraits des remarques de Mgr Raboula Antoine Beylouni, remarques faites en marge du Synode ; remarques qui, évidemment, ne figurent pas dans le « Message final » de l'Assemblée spéciale « pour » le Moyen Orient du Synode des évêques).
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Je retiendrai donc, pour ce qui me concerne, les remarques – sages et vraies – de Mgr Raboula Antoine Beylouni. Je retiendrai, aussi, le magistère constant et la théologie constante de l’Eglise catholique, depuis quatorze siècles, sur l’islam, notamment dans les écrits des saintes et des saints. Je retiendrais, également, les propos doctrinaux sur l’islam, prononcés par Benoît XVI, à l’Université de Ratisbonne et au Collège des Bernardins.
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Je retiendrai toujours, les écrits sur l’islam et/ou sur le judaïsme, de saint Bernard de Clairvaux ; du Père Pierre-Marie Soubeyrand ; du Père Alain René Arbez (cf. lien en bas de page dans les sources) ; du Cardinal Charles Journet ; du Cardinal Jean-Marie Lustiger ; du Théologien Claude Duvernoy ; du Philosophe Jacques Maritain ; du Professeur Kurt Hruby ; du Professeur David Flusser ; de Jean-Daniel Chevalier (Primo Europe) ; du Père Emile Shoufani ; d’Yves Chevalier (Revue Sens) ; de Frère Ephraïm, auteur de « Jésus, Juif pratiquant », chez Fayard, en 1987.
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Je retiendrai toujours, les écrits sur l’islam et/ou sur le judaïsme, du Père Etienne Richer, auteur de « Aimer Israël : pourquoi ? », chez Pneumathèque, Éditions des Béatitudes, en 1995 ; de Laurent Murawiec ; de l’historienne Bat Ye’Or, auteur de « L’Europe et le spectre du Califat », chez Les Provinciales, en 2010 ; de George Weigel, biographe de Jean-Paul II et de Benoît XVI ; de Richard Neuhaus, rédacteur en chef de ‘First Things’ ; du Théologien Michael Novak ; du journaliste catholique Jean-Marie Allafort ; du Père Michel Remaud ; et de tant d’autres encore que je ne peux toutes et tous citer ici.
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En revanche, je ne retiendrais pas les propos – médiatiques, anachroniques et hérétiques – de ces ecclésiastiques d’Orient désorientés, dont je me demande s’ils sont, comme l’a sous-entendu Mgr Raboula Antoine Beylouni, bien formés, courageux, pieux, sages et prudents (cf. plus haut les remarques à ce sujet de Mgr Raboula Antoine Beylouni…).
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Au regard de l’Eglise catholique et de ses 2'000 ans d’histoire, au regard de la vie éternelle, au regard de la vérité historique et géographique, le « Message final » de ces ecclésiastiques d’Orient désorientés, « Message final » approuvé le vendredi 22 octobre, n’est déjà, aujourd’hui mardi 26 octobre, plus que poussière.
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Michel Garroté, journaliste catholique
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Copyright 2010 Michel Garroté & Sources citées (cf. lien ci-dessous).
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Sources :
http://visnews-fr.blogspot.com/2010/10/message-au-peuple-de-dieu.html
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http://www.la-croix.com/afp.static/pages/101022171218.34a0gr6p.htm
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http://www.drzz.info/article-apres-le-synode-pour-le-moyen-orient-par-alain-rene-arbez-59673825.html
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mardi 19 octobre 2010

« L’Eglise catholique de France est loin d’être sortie de la crise. – Une réflexion anthropologique sur la foi. » Par Michel Garroté

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Cet article a notamment été publié sur :
http://cathophile.blogspot.com/,
http://alljci.blogspot.com/,
http://drzz.info/
et
http://monde-info.blogspot.com/.
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L’Eglise catholique de France est loin d’être sortie de la crise.
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Une réflexion anthropologique sur la foi.
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Par Michel Garroté, journaliste-essayiste catholique
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Mardi 19 octobre 2010 – 11 Heshvan 5771
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L’Eglise catholique de France est loin d’être sortie de la crise, peu s’en faut. Déjà, pour commencer, l’Unité des Chrétiens reste un vœu pieux, les Catholiques Français se montrant incapables de rester – d’abord – unis entre eux-mêmes.
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Car en effet, depuis quarante ans, l’Eglise catholique de France est divisée en traditionalistes (à eux seuls ils seraient « l’Eglise de toujours »), progressistes, charismatiques (ils seraient « une chance pour l’Eglise »), modernistes, conservateurs, catholiques-socialistes, catholiques-de-l’UMP, catholiques de Madame Christine Boutin, catholiques de Sire Philippe de Villiers, etc., etc., etc.
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L’on peut toujours me rétorquer qu’il s’agirait là d’une naturelle diversité des Catholiques de France, naturelle diversité qui s’inscrirait dans l’unité de l’Eglise catholique de France. Ce à quoi je réponds que le problème n’est pas la diversité dans l’unité.
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Le problème, c’est qu’au travers de la vie et des écrits des saintes et des saints, l’Eglise catholique romaine a bâti, en 2000 ans, une anthropologie de la personne humaine ; mais que cette anthropologie n’est plus vécue dans l’Eglise catholique de France.
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Elle n’est même pas vécue par celles et ceux qui, avec fausse humilité, prétendent ré-enseigner (ou ré-inventer ?) cette anthropologie – catholique, chrétienne et judéo-chrétienne – de la personne humaine.
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Ainsi, au Collège des Bernardins, à Paris, tel prêtre issu du renouveau charismatique déclare que chacun doit se forger sa propre philosophie, ce qui n’est pas exactement ce que l’on est en droit d’attendre de la part d’un Collège universitaire qui enseigne la théologie catholique ou alors cessons de dire que ce Collège est catholique et annexons-le à la Sorbonne.
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De même, l’Institut de Philosophie Comparée (IPC), toujours à Paris, est devenu le lieu des rencontres mondaines (en vue de mariages ?) pour les cathos bon chic bon genre, tantôt conservateurs, tantôt traditionalistes, mais dans les deux cas, reclus en vase clos, à des années lumière des véritables défis que l’Eglise doit relever, notamment la question cruciale du spectre du califat qui pèse sur l’Europe.
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Question cruciale développée par l’historienne BAT YE’OR dans « L’Europe et le spectre du califat », aux éditions Les provinciales, en 2010 ; question que j’ai reprise lors de mon interview télévisée avec ZE MAG en septembre dernier (dans la série Collège des Bernardins et Institut de Philosophie Comparée, on pourrait encore citer, mais se serait ridicule et dérisoire, l’Institut Soporhtnalihp à Nongiugruob, fondé par le Père Nicomède Butterfly, chef de la Maisonnée Eufrankenstein, à Yessanipe, près de la ville d’Agonie, au Mauristan).
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Concernant la crise de l’Eglise catholique de France, quelques événements récents, survenus en son sein, confirment – s’il fallait encore le confirmer – que cette même Eglise est loin d’être sortie de la crise.
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Ainsi, en septembre 2010, les
Nouvelles de France, faisaient un petit bilan provisoire des Etats-Généraux du christianisme (le terme ‘Etats Généraux du Christianisme’ constituant déjà, en lui-même, une formule à la fois anachronique, vaniteuse et dévoyée) : « Une assemblée plutôt âgée, et très souvent lectrice de La Vie (Note de Michel Garroté : ‘La Vie’, média alter-catholique au bord du dépôt de bilan), inquiète du décalage entre l'Église actuelle et sa propre foi. "Humanae Vitae (encyclique sur la vie) marque un retrait par rapport au Concile", déplore par exemple Jean-Pierre Mignard, avocat (catholique socialiste) qui plaide pour "un nouveau concile partant de la base" ».
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‘Nouvelles de France’ ajoute : « Dans l'amphi, les intervenants sont plus francs : "Je ne suis pas d'accord avec monsieur Tugduall Derville, comment pouvez-vous être certain de détenir la vérité ?" demande un participant au délégué national de l'Alliance pour les Droits de la Vie, association pour la dignité de l'embryon, pendant le débat "un chrétien peut-il se mettre hors-la-loi ?". "Nous les jeunes, on ne se pose pas du tout ces questions" ».
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‘Nouvelles de France’ poursuit : « "Moi, je suis d'accord avec Benoît XVI. Je ne me reconnais pas dans l'assemblée", se plaint à la sortie un étudiant à un professeur de théologie à l'Iifac, une structure rattachée à la Catho (Note de Michel Garroté : ‘la Catho’ qui à force de relativisme et d’islamophilie est de moins en moins catho), qui lui répond : "C'est une génération qui a été marquée par Mai 68. Mais n'hésitez pas à vous exprimer, pour montrer justement un autre visage de l'Église...". Mais la jeunesse brille par son absence. (...) "C'est La Vie qui organise, ça me donne tout de suite moins envie d'y aller", explique Jean-François, jeune professionnel proche du Chemin Neuf (Note de Michel Garroté : une communauté nouvelle). "Les lecteurs de La Vie, pour moi, c'est ces cathos qui se retrouvent le soir mais ne vont pas à la Messe le dimanche", poursuit-il ».
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‘Nouvelles de France’ écrit encore : « En quittant une conférence, Pauline, étudiante en Master d'Histoire, est très remontée : "Ce sont des gens qui ont un malaise dans leur foi, et veulent adapter l'Eglise à eux plutôt que le contraire. Ils n'y connaissent absolument rien et ils veulent s'exprimer quand-même. (…) Et puis ils se plaignent que l'Eglise ne bouge pas, mais c'est eux qui ont du mal à bouger !" ».
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‘Nouvelles de France’ conclut en citant cet étudiant : « Tout ça fait plutôt sourire Gabriel, étudiant lui aussi : "Fallait-il attendre autre chose ? La simple proposition ‘d'Etats-Généraux du christianisme’, organisés à l'initiative d'un simple journal franco-français au bord du dépôt de bilan fait un peu sourire" » (Note de Michel Garroté : cela fait sourire, en effet ; pour le côté franco-français cependant, il semblerait que les « Etats-Généraux du christianisme » ont accueilli un non-farnçais, un seul, en la personne de l’omniprésent Père Nicomède Butterfly, chef de la Maisonnée Eufrankenstein, à Yessanipe, près de la ville d’Agonie, au Mauristan).
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Autre événement récent, survenu au sein de l’Eglise catholique de France : la « mise au pas » en douceur, depuis Rome, par le Saint-Siège, des communautés catholiques françaises dites « nouvelles » ou encore, dites « charismatiques ».
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A ce propos, le blog catholique français ‘Le salon beige’, en octobre 2010, cite un article paru dans l’hebdomadaire catholique français ‘Famille chrétienne’ : « Le
P. Henry Donneaud, dominicain de la province de Toulouse, jusqu’alors assistant religieux de la communauté des Béatitudes, a été nommé le 30 septembre par le Préfet de la Congrégation des Instituts de vie apostolique commissaire pontifical. Sa tâche principale sera de guider la communauté dans la redéfinition de ses statuts. Il est interrogé dans Famille chrétienne : "Au début, la communauté des Béatitudes était principalement composée de laïcs, qui voulaient vivre en communauté la radicalité de l’Évangile" ».
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‘Famille chrétienne’ ajoute, citant le Père Donneaud : « "Puis, sont venus en son sein des hommes et des femmes qui se sentaient appelés au célibat consacré, et qui se sont mis à porter l’habit. Ceux-ci sont devenus majoritaires. C’est une grâce, mais cela posait des problèmes, parce qu’on ne peut pas demander à des laïcs de gouverner des religieux, pas plus que le contraire. L’Église est soucieuse de respecter la grandeur de chaque état de vie. La théologie du mariage exige la souveraineté des époux, alors qu’un religieux abandonne sa vie entre les mains d’un supérieur. Ils ne peuvent donc pas avoir le même ‘berger’" ».
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‘Famille chrétienne’ poursuit, citant le Père Donneaud : « "La communauté a subi une vraie hémorragie ces dernières années, un bon tiers des membres est parti. Ce processus a créé un certain choc chez beaucoup. (...) La communauté des Béatitudes est loin d’être la communauté nouvelle la plus atteinte (Note de Michel Garroté : en disant cela, le Père Donneaud reste charitable et c’est tout à son honneur ; cela dit, ce sont l’ensemble des communautés catholiques dites « nouvelles » ou « charismatiques » qui sont visées par le Saint-Siège ; en effet, les règles que la Congrégation des Instituts de vie apostolique, met en place, au sein de la communauté des Béatitudes, ces règles seront mise en place par le Saint-Siège dans toutes les communautés et fraternités ; à cet égard, la communauté des Béatitudes, qui ne comporte pas de vice de fond général, aura moins de règles à mettre en place que certaines communautés et fraternités farfelues où des laïcs consacrés gouvernent des laïcs en accueil, des femmes gouvernent des hommes, des hommes gouvernent des femmes, des religieux gouvernent des laïcs, des électrons libres gouvernent celles et ceux qu’ils veulent, font ce qu’ils veulent et disent ce qu’ils veulent sans qu’il ne soit permis de dire « bah ! » ou même « ouf ! »).
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‘Famille chrétienne’ conclut, citant le Père Donneaud : « "Elle (la communauté des Béatitudes) ne comporte pas de vice de fond général. Sur le rôle du ‘berger’, un processus de clarification est nécessaire. Certains germes soixante-huitards ou idéalistes caractéristiques d’une communauté toute jeune disparaîtront. Je pense que la notion même de berger n’existera plus dans les nouveaux statuts, puisque les états de vie auront des branches distinctes. Quant au fondateur Ephraïm, à ma connaissance, il ne fait plus partie de la communauté, tout en restant considéré et respecté comme le fondateur" ».
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L’Eglise catholique de France est également en crise parce que, toutes tendances confondues (modernistes, progressistes, traditionalistes, conservateurs, charismatiques), elle insulte régulièrement – lorsqu’elle ment – le peuple chrétien américain, le peuple juif en diaspora et le peuple juif en Israël. En effet, l’Eglise catholique de France, toutes tendances confondues, a par exemple apporté son soutient à des organisations mahométanes jihadiques telle que « l’ONG » turque intégriste qui avais mis sur pied le coup monté de la flottille pour le Hamastan, alias bande de Gaza.
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Ainsi, sur le Site catholique français ‘Chrétiens dans la Cité’ (
http://chretiensdanslacite.com/), j’avais déniché, il y a quelques temps, la prose affligeante que voici et dont j’ignore si elle y figure toujours ou si elle a été retirée à posteriori (extraits) : « Plusieurs organisations catholiques condamnent l’assaut contre le convoi humanitaire vers Gaza. Chrétiens dans la Cité s'y associe pour dénoncer le terrorisme d'Etat d'Israël, Etat voyou » (Note de Michel Garroté : donc, les prestigieux signataires de cette prose affligeante, signataires que je mentionne plus bas dans le présent article, ces signataires dénoncent « le terrorisme d'Etat d'Israël, Etat voyou » ; est-ce là le point de vue officiel de l’Eglise catholique de France ? Est-ce là le point de vue officiel de l’Eglise universelle, du Vatican et du Saint-Siège ?).
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La prose affligeante continuait ainsi : « Justice et Paix-France, la Mission de France, Pax Christi-France, Chrétiens de la Méditerranée, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement et le Secours Catholique condamnent fermement l’assaut mené par les troupes israéliennes contre la flottille qui tentait de rallier Gaza ». La prose affligeante ajoutait encore ceci : « Ces organisations expriment leur profonde indignation et leur vive inquiétude. Leurs pensées vont d’abord aux nombreuses victimes qui sont à déplorer et à leurs familles » (Fin des extraits de la prose affligeante parue sur le Site catholique français ‘Chrétiens dans la Cité’).
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Les signataires de cette prose affligeante ? Les voici : Monseigneur Michel Dubost, président de Justice et Paix-France ; Monseigneur Yves Patenôtre, évêque de la Mission de France ; Monseigneur Marc Stenger, président de Pax Christi-France ; J-Claude Petit, président de Chrétiens de la Méditerranée ; François Soulage, président du Secours Catholique ; et Guy Aurenche, président du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement.
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Ces catholiques français ont dénoncé « le terrorisme d'Etat d'Israël, Etat voyou ». De prestigieux signataires – Messeigneurs par-ci et Présidents par-là – qui ont repris à leur compte, la version de la flottille, version donnée par les terroristes intégristes du Hamas et par le Turc intégriste Erdogan, Premier ministre de son pays et leader du parti islamique turc. La version de la flottille, version donnée par les dictateurs syrien, libyen et iranien, par la chaîne de télévision Al Jazira, par la Ligue arabe et par l’Organisation de la Conférence Islamique.
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Ces prestigieux signataires – Messeigneurs par-ci et Présidents par-là – avaient-ils consulté, ne serait-ce qu’une seule fois, les vidéos, les photos et les articles, concernant la flottille turco-jihadique pour le Hamastan, vidéos, photos et articles que nous avons publiés (entre autres nombreux sites et nombreux blogues) sur
http://drzz.info/ et http://monde-info.blogspot.com/ ?
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En conclusion, peut-on essayer de comprendre les origines de la crise de la foi, dans l’Eglise catholique en général ; et, surtout, dans l’Eglise catholique de France en particulier ? De quoi les Catholiques Français ont-ils peur ? D’où viennent cet autisme et cet anachronisme qui les rend aveugles face au spectre du califat pesant de tout son poids sur la France judéo-chrétienne ?
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D’où vient ce regain de judéophobie, sur la blogosphère catholique française, qui publie des « commentaires » et des « posts » tels que l’on en n’avait pas lus depuis les années 1930-1940 dans la presse de Vichy ? Encore une fois : de quoi les Catholiques Français ont-ils peur ? D’où vient ce besoin d’alimenter leur foi, ou plutôt, leur manque de foi, par des thèses conspirationistes totalement aberrantes, totalement surréalistes, généralement puisées par la France en terre d’islam ?
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Leur agressivité – notamment sous la forme d’une nouvelle judéophobie – est-elle une agressivité qui cache un sentiment de culpabilité et de peur ? Pourquoi ne supportent-ils pas la moindre critique ? Ont-ils peur d’une quelconque vengeance (Vergeltung) ? Ou ont-ils peur de l’état d’abandon (Verlassenheit) dans les mains de Dieu ? Sont-ils allergiques au concept de société libre de culture judéo-chrétienne ? Les victimes du national-socialisme, les victimes du communisme soviétique et les victimes du terrorisme islamique seraient-elles donc mortes pour rien et sans que l’on en tire la vraie leçon ?
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Copyright 2010 Michel Garroté, journaliste-essayiste catholique
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samedi 9 octobre 2010

« Jacques Maritain, mon frère aîné dans le sionisme catholique » Par Michel Garroté

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Article publié sur
http://drzz.info/ et http://monde-info.blogspot.com/.
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Jacques Maritain, mon frère aîné dans le sionisme catholique
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Par Michel Garroté
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Samedi 9 octobre 2010
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Je reproduis, ci-après, quelques extraits, adaptés par mes soins, d’un article paru dans « Un écho d’Israël » (cf. lien vers la source en bas de page), article qui mentionne le penseur catholique judéophile Jacques Maritain. Jacques Maritain que j’ai l’habitude de surnommer « mon frère aîné dans le sionisme catholique » : « Reconnu en Europe et aux Amériques comme le représentant le plus éminent de la pensée catholique au 20ème siècle, Jacques Maritain [1882-1973] fut, par ses engagements les plus variés, constamment présent aux grands débats de son temps. Traduit en plusieurs langues, son maître livre ‘Humanisme intégral’, a jeté les bases d’une nouvelle chrétienté, non plus ’sacrale’ comme au Moyen-Age, mais ’profane’ et ouverte aux valeurs du monde moderne. Le jour de sa mort, son ami, le pape Paul VI, dira de lui : “Il fut un maître dans l’art de penser, de vivre, de prier”. A cet égard, une anecdote survenue durant la visite de ce pape en Inde ne manque pas d’être éclairante. En effet, au cours d’un entretien particulier avec le Président Shastri, Paul VI fut ému de l’entendre dire en toute simplicité ‘Mon maître à penser, c’est Jacques Maritain !’, car il aurait pu faire le même aveu.
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Etant donné ses prises de position face au déferlement du Nazisme, outre-Rhin, il n’est pas surprenant que, suite à l’occupation de la zone nord du pays, l’une des premières démarches de la Gestapo fut de contacter l’Institut Catholique de Paris pour demander où se trouvait le professeur de philosophie. Comme il était déjà en tournée de conférences au Canada, il souhaita revenir en France pour être présent aux souffrances des siens, mais son disciple et ami, l’abbé Charles Journet – devenu par la suite Cardinal – lui téléphona pour lui déclarer sans ambages : “Je vous donne l’ordre de rester là où vous êtes !”.
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Il serait superflu de préciser qu’il rompit dès le début avec l’ambiance méphitique du régime de Vichy. Durant la guerre, l’appartement des Maritain à New York, devint un havre de paix où aboutissaient bien des victimes de la ’Nouvelle Idée’ un titre dont le parti nazi aimait à s’affubler. L’historien de l’art, Focillon, le prix Nobel Sigrit Undset, Chagall, Elizabeth de Miribel, secrétaire du chef de la ‘France Libre’, et bien d’autres encore vinrent se ressourcer à cet endroit. De là, partirent aussi les nombreuses demandes de visa que son prestige lui permettait de faire en faveur des intellectuels juifs qui cherchaient désespérément le moyen de quitter un continent devenu inhospitalier. L’exilé volontaire évoquera pus tard le climat oppressif de cette époque. ‘Années de New York, où assiégés par le désespoir tandis que la croix gammée triomphait en Europe, il fallait quand même soutenir les cœurs (et c’est alors que Raïssa, d’origine juive et épouse de Jacques Maritain, a connu la blessure la plus cruelle, la brûlure de l’esprit à la vue de l’agonie des opprimés et des persécutés, et de l’horreur d’un monde que Dieu semblait abandonner)’.
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Le manifeste qu’il publia peu après la défaite de 1940 : ‘A travers le désastre’ avait eu un tel impact sur les premiers volontaires de la Résistance qu’on lui demanda d’institutionnaliser son aide aux partisans de la France libre. Ainsi commença la longue série des messages que ‘Radio Londres’ diffusait chaque semaine dans cadre de l’émission ‘Les Français parlent aux Français’ où André Gallois et Jean Marin veillaient à entretenir la flamme. C’était l’un des moments forts de ces émissions annoncées par le motif initial – Le destin frappe à la porte – de la cinquième Symphonie de Beethoven. Désignant en morse la lettre ’V’, le signal Pan-pan-pan-pam entendait rappeler à l’adversaire – dans sa langue à lui – qu’il n’était pas le seul à songer à la Victoire.
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On ne saurait s’étonner, qu’avec de tels états de service, le pays allait une fois de plus faire appel à lui en lui demandant d’assumer, de 1945 à 1948, le poste d’ambassadeur de France près le Saint-Siège. “Je suis rentré, disait-il, à New York le 1er janvier 1945, n’ayant pas réussi à faire renoncer le général de Gaulle et G.B., alors ministre des Affaires Etrangères, à leur projet de me nommer ambassadeur au Vatican. L’acceptation à laquelle j’avais été moralement contraint par leur insistance, et par le sentiment que je ne pouvais me dérober à une tâche demandée au nom du pays encore en guerre m’avait réduit à une sorte de désespoir”.
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Un témoin fidèle - Aucun chrétien n’a jamais trouvé, comme Jacques Maritain, les mots propres à toucher la sensibilité d’Israël. L’ayant pas mal fréquenté, Karl Stern était bien placé pour en parler. “Aucun membre de l’Eglise, dit-il, ne semblait avoir jamais compris avec autant de pénétration le problème juif. Il s’exprimait avec une imprécision particulière, procédant par touches légères plutôt que par affirmations, et cependant tout ce qu’il disait donnait une impression de substance et de clarté. J’éprouvais dès la première minute le sentiment d’un contact direct et personnel étrangement agréable et qui était le résultat de beaucoup de charité et d’humilité”. Une clairvoyance innée l’avait induit à voir dans le nazisme une hystérie collective aux tendances délétères. Dès le moment où l’ombre du mancenillier à la sève empoisonnée commença à s’étendre, il redouta que le peuple élu ne devînt la première victime de sa présence maléfique. Aussi, ne saurait-on mieux faire que de laisser un tel penseur parler du drame auquel il ne pouvait songer sans un vertige de douleur.
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Extraits d’une conférence donnée à Paris au Théâtre des Ambassadeurs, le 5 février 1938 : « L’antisémitisme apparaît comme un phénomène pathologique qui révèle une altération de la conscience chrétienne quand elle devient incapable de prendre ses propres responsabilités dans l’histoire, et de rester existentiellement fidèle aux hautes exigences de la vérité chrétienne. Alors, au lieu de reconnaître dans les épreuves et les épouvantes de l’histoire la visitation de Dieu, et d’entreprendre les tâches de justice et de charité requises par cela même, elle se rabat sur des fantômes de substitution concernant une race entière, auxquels certains prétextes particuliers, fondés ou non, lui servent à donner consistance ; et en donnant libre cours à des sentiments de haine qu’elle croit justifiés par la religion, elle se cherche à elle-même une espèce d’alibi. ». « Pour attiser le feu mauvais qui consume les peuples, il y a, dans l’Europe d’aujourd’hui, ceux qui veulent l’extermination et la mort et d’abord l’extermination des Juifs – car c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas, en définitive ? – et qui, sous l’appareil stupide du scientisme raciste ou de documents forgés, dissimulent aux autres hommes, et parfois à eux-mêmes, l’espoir fou d’un massacre général de la race de Moïse et de Jésus. Ce massacre reste un songe ; les germes de haine dont s’emplit l’atmosphère sont une réalité. Il faudrait beaucoup d’amour, d’esprit de justice et de charité pour assainir cette atmosphère ».
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Extraits d’une conférence donnée au Théâtre Marigny, le 8 février 1939 : « Commentant les paroles du Canon de la Messe Sacrificium Patriarchae nostri Abrahae, le Sacrifice de notre Père Abraham, le Pape (Pie XI) s’est écrié : “Remarquez qu’Abraham est appelé notre patriarche, notre ancêtre. L’antisémitisme n’est pas compatible avec la pensée et la réalité sublimes qui sont exprimées dans ce texte. C’est un mouvement dans lequel nous chrétiens nous ne pouvons avoir aucune part. Spirituellement, nous sommes des sémites.” Spirituellement nous sommes des sémites : aucune parole plus forte n’a été prononcée par un chrétien contre l’antisémitisme, et ce chrétien est le successeur de l’apôtre Pierre ». « Notre époque offre aux démons homicides des festins inouïs. [ ... ] L’immense clameur qui monte des camps de concentration n’est pas perceptible à nos oreilles, mais elle pénètre dans les fibres cachées de la vie du monde et son invisible vibration les déchire ».
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Si sublime que soit chez J.M. la dénonciation des crimes du racisme, l’évocation de sa pensée serait incomplète si l’on omettait de rappeler ce qu’il écrivait au sujet de l’Etat d’Israël, quelques années après sa fondation. A la fin d’un ouvrage où il récapitulait ses vues sur l’antisémitisme, il s’interrogeait sur la possibilité de réconcilier le sens nodal du Judaïsme avec la réalité d’un Etat cerné d’ennemis implacables et cyniques. Dans l’introduction au Mystère d’Israël, il reconnaissait pourtant ses limites face à une telle entreprise : « A vrai dire, j’espérais qu’avant de réunir ces textes je pourrais parler d’une manière suffisamment approfondie d’un sujet – l’Etat d’Israël – sans l’étude duquel on ne saurait désormais traiter valablement de ce qui concerne le peuple juif. J’ai dû me contenter de proposer les réflexions qui me semblent indispensables, en m’excusant d’aborder d’une façon trop sommaire un si grand sujet ».
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En juin 1947, son épouse, Raïssa Maritain, composa la poésie intitulée ‘Le Nom d’Israël’ :
Nom ailé, irisé, sons brisés du torrent sur les pierres
Nom de grâce et de ciel Israël ! Israël !
Nom sincère
Echo de larmes et de cris
Chant des divines tendresses
Calice des dons de l’Esprit
Etendard de Ses Promesses
Israël est sauvé d’un salut éternel
Israël ! Israël ! ».
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(Fin des extraits, adaptés par mes soins, de l’article paru dans ‘Un écho d’Israël’, article qui mentionne le penseur catholique judéophile Jacques Maritain).
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Source citée :
http://lettresdisrael.over-blog.com/ext/http://www.un-echo-israel.net/Une-grande-amitie
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lundi 27 septembre 2010

Interview télévisée de Michel Garroté sur ZE MAG

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Diffusion Internet avec accès gratuit et permanent.
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L’émission ZE MAG avec Michel Garroté est en ligne.
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Le lien direct est le suivant :
http://www.zebuzztv.com/?lien=rechi&item=806
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Il suffit de cliquer sur le play de la fenêtre de visionnage.
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Après avoir cliqué, une seule fois, sur play, ne cliquez sur rien et patientez, cela peut durer quelques secondes ou plus !

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Problème ? Regardez dans faq (niveau de sécurité etc).
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Par aileurs, l'émission a été diffusée par TBN sur le satellite Sky en Europe et au Moyen Orient (VO française avec sous-titres en anglais).
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