mardi 20 mars 2012

La tuerie de Toulouse selon SOS Racisme et Catherine Ashton

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MG - Au Grand Journal, sur Canal+, un leader de SOS Racisme a sous-entendu que la tuerie de Toulouse serait, selon lui, en quelque sorte le résultat du discours tenu depuis des années par le Front National. Le tueur de masse serait, en plus, un néonazi. Voilà pour l’ambiance.
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Cet incroyable négationnisme de SOS Racisme est vertement critiqué par Ivan Rioufol : « Dans un communiqué, SOS Racisme suggère de "s'interroger sur l'affaissement dans notre pays de la parole politique, intellectuelle et médiatique envers les discours racistes et en faveur des discours de vivre ensemble". Cette organisation, mise au service de la défense des minorités ethniques, pourrait aussi bien s'interroger sur sa propre responsabilité dans la mise en scène des concurrences victimaires et sur son aveuglement face aux dérives communautaristes encouragées par l'idéologie différentialiste. En 2000, les antiracistes professionnels n'avaient rien voulu voir de la montée du sentiment anti-juif dans les cités. Se précipiter ainsi pour faire la leçon relève de l'indécence », conclut Ivan Rioufol.
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Car, effet, le sang juif qui a coulé depuis la Deuxième guerre mondiale ne l’a pas été des mains de l’extrême-droite. L'avocat Gilles-William Goldnadel déclare ainsi à Atlantico, à propos de la tuerie à Toulouse : « A ce stade, il est urgent d’attendre avant que de commencer à conjecturer. J’ai, malheureusement, une trop longue expérience des attentats antisémites de ces trente dernières années pour savoir que les premières pistes ont rarement été les bonnes et pour me méfier des déclarations à l’emporte-pièce du personnel politique - ou plus encore des associations antiracistes. Mais je ne sais si le drame est en lien avec ce que s'est déjà passé. Une chose est certaine : de la Rue Copernic, en passant par la fusillade de la rue des Rosiers, jusqu’à la triste affaire Halimi, il est clair que le sang juif qui a coulé depuis la Deuxième guerre mondiale ne l’a pas été des mains de l’extrême-droite mais davantage de l’antisémitisme new-age lié soit à l’islamisme soit au conflit moyen-oriental. C’est une certitude absolue. Le fond historique est indéniable ».
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Atlantico : Vous semblez oublier Carpentras et ses tombes juives profanées ?
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Gilles-William Goldnadel : « Carpentras, c’est encore autre chose. On a plutôt agité dans les premiers jours la piste d’émules de Le Pen. Finalement, on a débouché sur des voyous à demi-demeurés aux rites sataniques. Mais à chaque fois on a envoyé dans le mur la communauté juive et la communauté nationale à des fins idéologiques. L’affaire Ilan Halimi est très claire sur ce plan. On a tenté de gommer la dimension antisémite précisément parce queFofana cadrait pas avec le portrait-robot de l'antisémite détestable idéologiquement. Mais il n'est que de regarder les récentes vidéos postées pour constater que Youssouf Fofana se réclame de l’islamisme. Il n’est malheureusement pas douteux qu’Halimi ait été enlevé parce que juif et qu’il a aussi été torturé en tant que juif. Je le dis pour le passé. Mais ce n’est pas pour autant que j’en fais une règle sur l’avenir. La règle que je m’impose et que j’invite aussi les observateurs à épouser est - au-delà de la triste expérience historique que nous avons -, de ne pas instrumentaliser ce drame à des fins idéologiques », conclut Gilles-William Goldnadel.
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De son côté, le site Internet JSS informe : « Démente ! ». C’est par ces mots que bien des Israéliens ont décrit les déclarations de la Chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. « On la savait anti-israélienne, la voilà officiellement déclarée », ajoutent-ils. « Peut-être devrait-elle prendre sa carte de membre au Hamas ! », concluent-ils. La chef de la diplomatie de l’UE a dressé un parallèle honteux entre l’assassinat de trois enfants et de leur professeur dans une école juive de Toulouse et les jeunes de Gaza. « Quand nous pensons à ce qui s’est passé aujourd’hui à Toulouse, quand nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde, nous pensons aux jeunes et aux enfants qui perdent leur vie », a dit Catherine Ashton en marge d’une réunion sur la jeunesse palestinienne à Bruxelles. Voilà donc la phrase lâchée. On se demandait qui déraperait en premier.
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JSS : La réponse était évidente : soit Mahmoud Ahmadinejad, soit Catherine Ashton ! Quoi qu’il en soit, le monde entier (ou presque visiblement) a condamné la tuerie de Toulouse. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié ce massacre « d’assassinat méprisable ». Des enfants âgés de trois, six et dix ans, et un enseignant de 30 ans ont été abattus alors qu’ils arrivaient à l’école Ozar Hatorah. « Seule une personne possédant le mal démoniaque pourrait procéder à un tel assassinat de petits enfants dans une école », a dit le Président de la Knesset, Reuven Rivlin. Avant d’ajouter que l’attaque était dirigée contre les Juifs et Israël. Aux États-Unis, la Maison Blanche a condamné le « scandaleux » massacre. « Nous avons été profondément attristés d’apprendre l’horrible attentat de ce matin », a déclaré le porte-parole du National Security Council, Tommy Vietor.
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JSS : A la Commission européenne, José Manuel Barroso a déclaré : « Je condamne fermement ce crime odieux et exprime mon dégoût pour l’horreur que cette violence aveugle inspire. Rien n’est plus insupportable que l’assassinat d’enfants innocents ». L’indignation du Vatican a également été exprimée, le porte-parole Federico Lombardi du Saint Siège, condamnant « l’acte horrible et odieux », notant qu’il est un nouvel épisode de « violence insensée » en France. Le Premier ministre italien Mario Monti a également exprimé « l’indignation et le cri d’alarme » et a souligné que « l’antisémitisme, la xénophobie et l’intolérance sont tout à fait contraires aux valeurs de l’humanité ». Le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy a dénoncéun « crime odieux », le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a déclaré qu’il était «choqué par la cruauté» de l’acte et son homologue belge a exprimé son « horreur et indignation ».
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JSS : Le ministre allemand des Affaires Étrangères, Guido Westerwelle, a déclaré qu’il était « profondément choqué », ajoutant : « j’espère que les coupables seront trouvés rapidement et appelés à rendre compte. L’antisémitisme et la violence contre des institutions juives ou des personnes de confession juive n’ont pas leur place en Europe et doit être rigoureusement punis ». Le Ministère des Affaires Étrangères polonais a déclaré que « de tels actes de terreur ne peuvent avoir aucune justification et doivent être condamnés sans réserve par le monde civilisé ». La Belgique et les Pays-Bas ont renforcé la sécurité autour des écoles juives et d’autres bâtiments, tandis que les groupes européens juifs ont appelé la France à arrêter l’assassin. « Alors que de nombreux détails sont encore à l’étude, il semble qu’il s’agissait d’une attaque préméditée avec l’intention d’assassiner des enfants juifs », a déclaré Moshe Kantor, président du Congrès Juif Européen, conclut le site Internet JSS.
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Pour ce qui me concerne, et c’est ma conclusion, je note plusieurs points : le monde entier, sans du tout accuser tel ou tel individu ou telle ou telle entité, est simplement bouleversé par ce massacre d’enfants juifs. Le monde entier sauf SOS Racisme qui pointe du doigt « l’extrême-droite » et la Chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton qui se livre à un parallèle avec la bande de Gaza, bande qui – faut-il le rappeler – est sous le contrôle du Hamas et bande qui est, malgré cela, fournie en eau, en fuel et en nourriture par Israël. De cet épisode tragique à Toulouse, l’histoire retiendra donc que les seuls, dans les pays libres et démocratiques, à l’avoir utilisé de façon ignominieuse à des fins idéologiques, sont une citoyenne britannique (Catherine Ashton) et quelques citoyens français (membres de SOS Racisme). Dans les jours à venir, nous devrons nous attendre au pire : car je ne serais pas surpris d’entendre certains alléguer que si des enfants juifs se font massacrer en France, ce serait soi-disant « à cause de la politique menée par l’Etat d’Israël »… MG
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lundi 7 novembre 2011

Basse attaque contre les Juifs Suisses

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Michel Garroté – En Suisse, la Coordination Intercommunautaire Contre l'Antisémitisme et la Diffamation (CICAD) a récemment diffusé un communiqué, suite à un article paru dans le journal suisse francophone ‘Le Courrier’. L’équipe rédactionnelle du blog d’information http://monde-info.blogspot.com/ dont j’assume la rédaction, et, l’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël, www.alljci.blogspot.com, une association laïque dont je suis le fondateur, premièrement, se joignent à la CICAD dans sa légitime indignation (pour une fois que de vrais Indignés se manifestent suite à un véritable motif d’indignation) ; et deuxièmement, publient, ci-dessous, le communiqué de presse de la CICAD, en invitant tous nos amis à le diffuser.
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La CICAD communique : « Perverse » et « malhonnête ». C’est ainsi que Dominique Ziegler (Note de Michel Garroté : à ne pas confondre avec le militant ultragauchiste israélophobe des années 1970 Jean Ziegler) dépeignait la CICAD dans un récent article publié le 19 octobre dernier dans Le Courrier - http://www.lecourrier.ch/manoeuvre_perverse. Prétextant la récente parution de la bande dessinée « Préjugés », éditée par la CICAD, qui retrace l’histoire de l’antisémitisme ainsi que la première du spectacle « Préjugés coupables » dénonçant les attitudes et comportements racistes, Dominique Ziegler bondit. Il considère qu’ « un degré supplémentaire dans la perversion, dans l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, a été franchi à Genève, (…) à grand renfort de publicité, avec la complicité, volontaire ou non, de nombre de nos élites et artistes genevois. (…) toute cette opération a été commanditée par la CICAD, organisme aux objectifs ambigus. ».
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La CICAD ne serait-elle pas, s’interroge l’auteur, qu’une « officine de propagande israélienne camouflée en organisation antiraciste ». Il conclut son propos par une dernière estocade : « Brandir l’antiracisme d’une main pour mieux légitimer la politique ségrégationniste d’un état colonialiste de l’autre, il fallait y penser. La CICAD l’a fait ». La CICAD est indignée. La mise en place du « complot » serait donc en marche. La CICAD aurait tissé sa toile et corrompu notre belle société. Dominique Ziegler se livre à un exercice de propagande où se mêlent allègrement propos mensongers et infamants avec la complicité de l’un de nos quotidiens genevois que nous respections pour son sens aigu du professionnalisme. Enfermé dans une idéologie haineuse envers Israël, Dominique Ziegler dénonce la démarche et les actions pédagogiques d'une association juive suisse citoyenne en l'accusant de manière ignoble de malhonnêteté et de perversité et ce en instrumentalisant le conflit israélo-palestinien.
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Ce procédé est odieux car la CICAD, dont les membres appartiennent aux communautés juives de Suisse romande, mène un combat ici en Suisse contre l'antisémitisme et le racisme. La CICAD ne se prononce pas sur la politique israélienne et se borne à dénoncer tout acte de diffamation envers ce pays de nature à nourrir l'antisémitisme. La CICAD condamne avec la plus grande fermeté les propos mensongers de Dominique Ziegler et déplore qu’un journal tel que Le Courrier s’en fasse l’écho. Il est tout aussi regrettable que ce journal n’ait pris à aucun moment l’initiative de contacter la CICAD, ainsi attaquée, afin de lui proposer une réaction. La CICAD attend que Le Courrier, par respect de la déontologique, octroie la même liberté d’expression que celle accordée à l'auteur d'un article dont le seul but a été de dénigrer l'action noble d'une organisation juive de Suisse et ce en publiant dans ses colonnes le présent texte, conclut la CICAD.
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Michel Garroté
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Rédacteur en chef www.dreuz.info
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Contact presse : CICAD
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Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général
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Portable : 0041-(0)-79-332 12 67
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40, rue du Stand.
Case postale 5020.
CH - 1211 Genève
Tél. 00-41-(0)-22-321 48 78.
Fax : 00-41-(0)-22-321 55 28
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mercredi 22 juin 2011

Evêques et pasteurs hamasophiles, débiles et crétins

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Michel Garroté, journaliste catholique - Cette fois, je me contente de publier le texte (débile et crétin) sans faire de commentaires. Aux lectrices et aux lecteurs de réagir par leurs propres commentaires sur http://drzz.info/ (bougez-vous runtudju). J’ai quant à moi déjà pris position, des dizaines et des dizaines de fois depuis 2007, sur ce sujet galvaudé par de pseudo-chrétiens, avec leur satanée charité à géométrie variable, et, qui, de toute évidence, détestent les Juifs Israéliens ; ne pigent absolument rien aux palestiniens ; et ne bougent pas le petit doigt pour les millions de Chrétiens persécutés, déplacés, torturés et assassinés en Terre d’Islam.

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Voici l’appel débile et crétin que nous infligent, en France, Mgr Yves Patenôtre, archevêque de Sens-Auxerre, Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, président de Pax Christi, Mgr Philippe Brizard, directeur de la Maison d’Ananie et directeur émérite de l’OEuvre d’Orient, Jean-Arnold de Clermont, pasteur, Jacques Maury, pasteur, Jacques Stewart, pasteur et Jean Tartier, pasteur (début de l’appel débile et crétin) : « Chers frères et sœurs des communautés chrétiennes de France, dans les prochaines semaines, une nouvelle flottille de la liberté veut relancer la mobilisation internationale pour la recherche active d’un avenir commun pour Israéliens et Palestiniens, condition majeure du règlement du conflit qui les oppose. Elle comprendra un bateau français et va s’élancer vers Gaza pour dénoncer et briser, si possible, le blocus israélien de ce territoire de 41 km de long sur 6 à 12 km de large où vivent plus d’un million et demi de Palestiniens. Il s’agit de répondre à la crise humanitaire que subit cette population même si l’étreinte dont elle est victime s’est très légèrement desserrée depuis la première flottille de la liberté, en mai 2010 ; il s’agit aussi de promouvoir et de faire respecter le droit international. La campagne internationale mobilise en France depuis plusieurs mois de multiples organisations et personnes, signataires de la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine, signataires du collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, et signataires individuels, tous attachés à rompre le mur de l’indifférence. Nous pensons que les communautés chrétiennes de France devraient porter cette action dans leurs préoccupations et la prière ».

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« Par cet appel, nous voulons partager avec nos frères et sœurs chrétiens la conviction qu’une paix juste est possible, que le pardon et la réconciliation sont toujours offerts, et qu’en nous mettant à l’écoute de la Parole de Dieu nous pouvons recevoir de Lui une vision d’avenir. Nous sommes d’autant plus encouragés à lancer cet appel que déjà, en 2006, au lendemain d’un premier appel en faveur d’un bateau pour Gaza, ONG et services liés aux Eglises catholique et protestantes s’étaient concertés pour y donner une réponse commune. Seules les circonstances politiques du moment en avaient retardé la réalisation. Avec vous, nous voulons partager la Béatitude de la paix : « Heureux ceux qui font oeuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5, 9. TOB). Il s’agit bien de ‘faire oeuvre’… pas seulement de dire ‘paix ! paix !’. Et par conséquent d’en prendre le risque. Or la paix ne peut dépendre ni de l’usage délibéré de la terreur, ni de l’humiliation, ni de la misère, mais en l’occurrence de la recherche passionnée d’un avenir commun entre Israéliens et Palestiniens, dans le respect mutuel, dans l’application du droit, et dans la quête de la justice. Nous croyons qu’en mobilisant l’opinion internationale autour de cette deuxième flottille de la liberté, nous engagerons les parties en présence et tous ceux qui les soutiennent à faire de nouveaux pas en faveur de cet avenir commun. Il s’agit incontestablement d’une démarche politique. La paix et la justice sont les biens les plus évidents de l’action politique. Pourquoi y serions-nous insensibles ? Nous sommes attachés au droit imprescriptible de l’Etat d’Israël d’exister, en paix, dans ses frontières reconnues, et au droit du peuple palestinien de développer ses institutions démocratiques dans un Etat libre et prospère. La démarche totalement non violente de la deuxième flottille de la liberté n’est pas tournée contre Israël ; elle appelle la communauté internationale à sortir de l’indifférence et à ne pas se contenter de paroles mais à agir ».

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« Elle exhorte les parties en présence à sortir du conflit pour rechercher les compromis nécessaires entre des droits contradictoires ; c’est une démarche éthique fondée au nom « d’une vision commune bâtie sur l’égalité et le partage, non sur la supériorité, ni sur la négation de l’autre, sous prétexte de peur ou de sécurité ». Mais il s’agit d’abord d’un appel à la prière qui reste la force des croyants dans leur faiblesse et reconstruit en eux l’espérance qui permet de « voir Dieu au milieu de l’épreuve et d’agir avec son Esprit ». Nous vous invitons donc à faire une place particulière dans votre prière personnelle et en communauté pour que la deuxième flottille de la liberté puisse atteindre ses objectifs au service de la paix. Au lendemain de Pâques, où nous avons reçu le message renouvelé de la présence du Christ ressuscité dans un monde promis à la vie nouvelle, nous faisons monter vers Dieu le cri d’espérance de nos frères et sœurs chrétiens d’Israël et de Palestine qui attendent « le triomphe de Dieu sur le mal de la haine et de la mort qui règnent encore sur notre terre ». Chacun des signataires de cet appel est à votre disposition pour répondre à toute question qui vous semblerait utile pour comprendre sa démarche. Vous trouverez par ailleurs, sur les sites du CCFD-Terre solidaire ( http://ccfd-terresolidaire.org ) de la Cimade ( http://www.cimade.org ), de Chrétiens de la Méditerranée ( www.chretiensdelamediterranee.com ), de Pax Christi ( http://paxchristi.cef.fr ) et sur le site de la campagne « Un bateau pour Gaza » ( www.unbateaupourgaza.fr ), tous les renseignements nécessaires et la possibilité de suivre l’opération « Un bateau français pour Gaza » dans le cadre de la flottille de la liberté. Nous vous prions de croire en nos messages bien fraternels » (fin de l’appel débile et crétin).

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Michel Garroté

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Reproduction autorisée avec les mentions ci-dessous :

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Michel Garroté, Copyright 2011 http://drzz.fr/

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http://catholique-verdun.cef.fr/spip/spip.php?article3635

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lundi 11 avril 2011

Communiqué de presse

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Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël
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http://alljci.blogspot.com/
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Communiqué de presse
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Madame, Monsieur,
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L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël, fondée en avril 2010, déplore, les termes et les arguments, utilisés ces derniers jours, dans de nombreux médias francophones, suite aux innombrables tirs de roquettes, d’obus et de missiles, par des terroristes, depuis la Bande de Gaza, sur des localités civiles à l’intérieur des frontières d’Israël.
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L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël regrette que de nombreux médias francophones parlent « d’engins tirés vers Israël par des activistes » alors qu’il s’agit d’innombrables tirs de roquettes, d’obus et de missiles, tirs effectuées par des terroristes, depuis la Bande de Gaza, sur des localités civiles à l’intérieur des frontières d’Israël. Autrement dit, sur des civils, femmes et enfants, obligés de se terrer dans des abris.
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L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël s’étonne que de nombreux médias francophones, lorsqu’ils mentionnent ces tirs, ne le font que pour évoquer les ripostes (éventuelles) de la part de l’Etat d’Israël.
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L’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël s’engagera, dans l’avenir, à chaque fois que des médias francophones, utiliseront, des termes et des arguments, qui minimisent le drame, vécu par un million de Juifs vivant à l’intérieur des frontières d’Israël, dans la moitié Sud du pays, particulièrement exposée aux tirs de roquettes, d’obus et de missiles gazaouis.
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Car en effet, les Droits de l’Homme valent également pour les civils juifs israéliens ; et non pas, uniquement, pour d’autres populations proche-orientales, au demeurant gouvernées par des mouvements qui se moquent éperdument des Droits de l’Homme.
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Au nom de l’Alliance Judéo-Chrétienne pour Israël :
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Michel Garroté

jeudi 24 mars 2011

UMP / Vont-ils lever l’excommunication qui pèse sur nous ?


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UMP / Vont-ils lever l’excommunication qui pèse sur nous ?
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Michel Garroté
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Comme c’est amusant ! Lorsque Sarkozy a commencé à me décevoir très sérieusement (j’avais, c’est vrai, soutenu sa campagne, contre Segolenita, en 2007…), j’ai appelé, avec quelques amis, sur ce blog, à la création d’une « plateforme commune sur l’essentiel ». Une plateforme commune pour défendre la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne (culture libre et laïque ; et, donc, pas religieuse…).
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Une plateforme devant rassembler, d’une part, l’aile droite de l’UMP ; et d’autre part, les Divers Droites situés entre l’UMP et le Front National.  Ou si l’on préfère, une plateforme avec l’aile droite de l’UMP, avec la droite située à droite de l’UMP, avec la droite située à gauche du Front National et avec l’aile modérée du Front National. Bref, trêve de pinaillages, peu importe, je voulais une formation de droite, un point c’est tout.
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C’était en avril 2008.
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Et à l’époque, c’est tout juste si je ne me suis pas fait excommunier, par tout le monde ou presque.
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Avec mes amis, nous nous étions donné un premier rendez-vous, en avril 2008, dans un restaurant parisien, boulevard St-Antoine. J’avais, à nouveau, discuté le projet, avec Guy Millière et Jean-Patrick Grumberg, en 2010, dans une brasserie parisienne, boulevard de Bercy (tout un symbole…).
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Dans la foulée, j’ai créé, en 2010, notamment avec notre amie l’historienne Bat Ye’Or et avec notre ami Jean-Patrick Grumberg, l’Alliance judéo-chrétienne pour Israël (AJCI), une alliance laïque et non pas religieuse (je précise, juste en passant…). Il faut dire, à ce propos, que j’avais – tout de même – été estomaqué, par l’accueil somptueux réservé, en France, d’abord au dictateur libyen Kadhafi, et, ensuite, au dictateur syrien Al-Assad.
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Or, voici que maintenant – nous sommes fin mars 2011 – notre projet de plateforme commune, jadis répudié, commence à faire sont petit bonhomme de chemin. Comme c’est amusant ! N’est-ce pas ?
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Ainsi, concernant les difficultés de l’UMP, la revue de presse LSB signale que Jean-Christophe Fromantin, devenu maire DVD de Neuilly-sur-Seine à la barbe de l'UMP, est largement en tête à Neuilly-Nord où il devance l'UMP. A cet égard, rappelons que notre ami Philippe Karsenty est devenu maire-adjoint de Neuilly, lui aussi, « à la barbe » de l’UMP.
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Et rapelons, aussi, que notre ami Philippe Karsenty est candidat indépendant pour représenter une partie des Français de l’étranger (y compris ceux d’Israël) à l’Assemblée nationale en 2012 (j’ignore qui demandera à représenter les Français de Suisse, car oui, je vis en Suisse, à l’Assemblée nationale et donc j’ignore si je voterais – ou ne voterais pas – aux législatives en 2012 ; dans la foulée, je ne sais pas encore si je voterais – et si oui pour qui je voterais – aux présidentielles d’avril et mai 2012. Non mais je dis ça juste en passant vu qu’on me pose souvent la question sans jamais prendre note de ma réponse).
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Dans ce contexte de crise à l’UMP, Jean-Christophe Fromantin, cité plus haut, déclare à ‘Nouvelles de France’ : « Il est clair qu’on assiste à la fin d’un cycle mais qui correspond à l’état actuel du parti qu’est l’UMP aujourd’hui. Quand les partis ne se régénèrent pas, dès qu’il y a une faille, tout le monde se tape dessus pour essayer de s’en sortir. Je ne sens pas les hommes de ce parti transcendés par des valeurs communes, qui passeraient avant leurs intérêts personnels. Je crois que c’est le contraire en ce moment. C’est bien là le problème ».
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Sous le même registre, la revue de presse LSB signale que selon Arnaud Folch, la droite est au bord de l'explosion. Sur la même ligne que Fillon, nombreux étaient ceux, dans la majorité, à avoir déjà exprimé leur désaccord avec le ‘ni PS-ni FN’ : le président du Sénat Gérard Larcher, les ministres Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez, le président du Nouveau Centre Hervé Morin, celui du Parti radical, Jean-Louis Borloo (bref, l’aile gauche de l’UMP).
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Il y a donc, en gros, à l’UMP, ceux qui considèrent que le PS et le FN, c’est aussi mauvais l’un que l’autre. Et il y a ceux qui pensent qu’il faut voter PS et que le FN c’est la peste. Dans l’aile droite de l’UMP, on ne dit pas qu’il faut voter PS et on ne dit pas que le FN c’est la peste. Dans l’aile droite de l’UMP, on dit plutôt, un peu, l’inverse.
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Par exemple, le collectif UMP des députés de La Droite populaire et divers autres députés défendent une ligne dure vis-à-vis du PS et de ses alliés. « Il faut refuser toute connivence avec la gauche », résume notre ami le député-maire UMP Claude Goasguen. « Nous ne participerons à aucun front républicain et ne reporterons aucun suffrage sur les candidats de la mafia socialiste », annonce, dans un communiqué, le CNI (apparenté UMP).
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« Aujourd’hui », note un député de La Droite populaire (apparentée UMP), le parti (UMP) est clairement coupé en deux et je ne vois pas très bien comment nous pourrons recoller les morceaux ». Enfin, notre Ami Alexandre del Valle, de La Droite Libre, au sein de l’UMP, a toujours analysé – avec courage, compétence et lucidité – les problèmes que peut poser l’idéologie islamique.
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L’idée d’une « plateforme commune sur l’essentiel » ne serait-elle plus passible d’excommunication ?
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Michel Garroté
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mardi 8 mars 2011

C’est la faute aux Juifs


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C’est la faute aux Juifs
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Par Michel Garroté depuis Tel Aviv
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Les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus. Je lis cela dans la presse depuis plusieurs jours. A vrai dire, j’ai déjà lu cela une première fois, en 1983, à Jérusalem, au temps de mon passage, de l’athéisme, à la croyance des catholiques. Croyance des catholiques, à laquelle j’adhère, encore aujourd’hui, en 2011.
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J’ai déjà lu, en 1983, que les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus. Concrètement, j’ai déjà lu cela, en 1983, dans le catéchisme de l’Eglise catholique, dans les récits évangéliques, dans les écrits de saint Bernard de Clairvaux et dans les écrits de Jacques Maritain.
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La vraie question n’est donc pas : pourquoi annonce-t-on - en 2011 seulement - que les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus ?
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La vrai question est : pourquoi, malgré le fait que l’Eglise catholique affirme - depuis toujours - que les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus, pourquoi, malgré cela, certains membres de l’Eglise, passée et présente, ont-ils considéré et considèrent-ils encore, que les Juifs étaient - et demeurent - collectivement responsables de la mort de Jésus ?
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Mais revenons d’abord au fait que les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus.
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Ainsi donc, comme je l’ai mentionné ci-dessus, l’on nous annonce, ces jours-ci, dans les médias, que les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus. Cette affirmation - j’insiste encore une fois - n’est pas aussi nouvelle que le croient certains.
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En effet, le catéchisme de l’Eglise catholique, au point 597, stipule qu’en tenant compte de la complexité historique du procès de Jésus, complexité manifestée dans les récits évangéliques - et quel que puisse être le péché personnel des acteurs du procès, Judas, le Sanhédrin, Pilate, péché personnel que seul Dieu connaît - on ne peut en attribuer la responsabilité à l’ensemble des Juifs de Jérusalem, malgré les cris d’une foule manipulée (cf. Mc 15, 11) et les reproches globaux contenus dans les appels à la conversion après la Pentecôte (cf. Ac 2, 23. 36 ; 3, 13-14 ; 4, 10 ; 5, 30 ; 7, 52 ; 10, 39 ; 13, 27-28 ; 1 Th 2, 14-15).
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Le catéchisme de l’Eglise catholique, toujours au point N° 597, précise que Jésus lui-même, en pardonnant sur la croix (cf. Lc 23, 34), et, Pierre, à sa suite, ont fait droit à "l’ignorance" (Ac 3, 17) des Juifs de Jérusalem et même de leurs chefs. Encore moins peut-on, à partir du cri du peuple "Que son sang soit sur nous et sur nos enfants" (Mt 27, 25) qui signifie une formule de ratification (cf. Ac 5, 28 ; 18, 6), étendre la responsabilité aux autres Juifs dans l’espace et dans le temps. Voilà donc la vision défendue par le catéchisme de l’Eglise catholique au point N° 597.
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En fait, selon la vision de l’Eglise catholique, tous les pécheurs furent les auteurs de la passion du Christ. Le catéchisme de l’Eglise catholique, au point N° 599, stipule que la mort violente de Jésus n’a pas été le fruit du hasard dans un concours malheureux de circonstances. La mort de Jésus appartient au mystère du dessein de Dieu, comme saint Pierre l’explique aux Juifs de Jérusalem dès son premier discours de Pentecôte : " Il avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu" (Ac 2, 23).
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Dans cet esprit, l’Église catholique a rappelé - au Concile Vatican II - que ce qui a été commis durant la passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. Les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu, ni maudits comme si cela découlait de la Sainte Écriture (Document NA 4 du Concile Vatican II).
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Revenons maintenant à la vrai question qui est : pourquoi, malgré le fait que l’Eglise catholique affirme - depuis toujours - que les Juifs ne sont pas collectivement responsables de la mort de Jésus, pourquoi, malgré cela, certains membres de l’Eglise, passée et présente, ont-ils considéré et considèrent-ils encore, que les Juifs étaient - et demeurent - collectivement responsables de la mort de Jésus ?
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Le travail des idées, sur ce point précis, reste ardu. Car, certains catholiques, vont alléguer, que leur Eglise, n’a jamais été antisémite, vu que les textes, de cette même Eglise, n’ont jamais été antisémites. Ce à quoi les Juifs rétorqueront avec raison : mais alors, pourquoi certains membres de l’Eglise, passée et présente, ont-ils considéré et considèrent-ils encore, que les Juifs étaient - et demeurent - collectivement responsables de la mort de Jésus ?
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Personnellement, je serais heureux, le jour où les historiens et les sociologues, parviendront, à répondre à cette question concernant l’Eglise catholique, sans toujours chercher, tantôt à accabler des coupables, tantôt à les absoudre. Je trouve, en effet, regrettable, que des historiens de l’Eglise catholique et des sociologues de l’Eglise catholique, portent un jugement, sur les acteurs d’événements passés ou présent. Car il est évident que certains membres de l’Eglise, passée et présente, ont considéré et considèrent encore, que les Juifs étaient - et demeurent - collectivement responsables de la mort de Jésus.
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L’histoire en témoigne et personne ne peut nier cela. Le travail des historiens et des sociologues, n’est donc pas, de condamner les coupables ; ou de les acquitter. Pour  nous éclairer sur ce qu’il faut acquitter ou condamner, il y a la philosophie, la morale et la justice. Ce que doivent accomplir les sociologues et les historiens, c’est un travail de recherche sur les raisons - temporelles et spirituelles - qui sont à l’origine, de l’antisémitisme et de la judéophobie, dans l’Eglise catholique, à travers les âges. A cet égard, deux faits ont profondément marqué l’histoire du siècle passé : d’abord la Shoah ; et ensuite, la renaissance, en terre d’Israël, de la Nation des Juifs.
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La Shoah n’a pas eu lieu au Rwanda ou au Soudan. La Shoah a eu lieu en Europe. Et l’Europe était, au temps de la Shoah, un continent de culture judéo-chrétienne. La « création » de l’Etat d’Israël en 1948 n’était pas une « création ». On ne peut pas « créer » deux fois la même chose. Cette « création » était la renaissance, en terre d’Israël, de la Nation des Juifs.
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La Shoah n’est pas « la cause » de la « création » de l’Etat d’Israël, de la renaissance, en terre d’Israël, de la Nation des Juifs. La Shoah a, certes, contribué, à la prise de conscience, chez les Juifs, qu’il était temps de rentrer au pays, pour ceux d’entre eux qui le désiraient. Mais la Shoah n’est pas « la cause » de la renaissance, en terre d’Israël, de la Nation des Juifs.
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C’est sous cet angle de vue, que les historiens de l’Eglise catholique et les sociologues de l’Eglise catholique parviendront, peut-être, un jour, à nous expliquer, pourquoi, certains membres de l’Eglise, passée et présente, ont considéré et considèrent encore, que les Juifs étaient - et demeurent - collectivement responsables de la mort de Jésus.
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Ma suggestion est terriblement audacieuse.
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Elle va même faire hurler certaines et certains.
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Par Michel Garroté depuis Tel Aviv
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